About project
Le Troisième Corps
Une archéologie du geste
Cette série photographique ne documente pas la danse, elle interroge la mémoire sculptée du mouvement. À travers le corps de Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile, j'ai voulu opérer une collision temporelle, entre l'instant photographique, le geste chorégraphique et la permanence sculpturale.
Cette série explore une zone liminale où le bronze entre en résonance avec la chair, la pierre avec la peau, créant un territoire ambigu entre incarnation et pétrification. J'ai voulu siasir ce dialogue où le corps actuel devient l'interprète posthume des visions sculptées. Que ma photographie agisse comme membrane poreuse entre ces temporalités. Face aux sculptures de Rodin, Marie-Agnès Gillot ne danse pas avec les œuvres mais depuis elles, extrayant leur énergie latente pour la redéployer dans l'espace de l'image. Le dispositif crée ainsi une boucle temporelle où le mouvement sculpté du début du XXe siècle traverse le corps contemporain pour s'inscrire dans l'immobilité photographique du XXIe.
Je veux proposer une réflexion sur la transmission corporelle de la mémoire artistique. Comment la photographie, dans sa capacité à suspendre le temps, devient-elle l'espace privilégié de cette rencontre impossible ? Comme une conversation trans-historique.
L'intégration de cette série dans les collections du Musée Rodin permet la reconnaissance d'une même interrogation sur la présence, l'absence et la survivance du geste.
Credits
Details : Collection Musée Rodin 2026, Exposition Musée du Louvre, Michel-Ange Rodin, Corps Vivants, Paris 2023, Exposition MUDEC, Rodin e la danza, Milan
Year : 2022-2024
Le Troisième Corps
Une archéologie du geste
Cette série photographique ne documente pas la danse, elle interroge la mémoire sculptée du mouvement. À travers le corps de Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile, j'ai voulu opérer une collision temporelle, entre l'instant photographique, le geste chorégraphique et la permanence sculpturale.
Cette série explore une zone liminale où le bronze entre en résonance avec la chair, la pierre avec la peau, créant un territoire ambigu entre incarnation et pétrification. J'ai voulu siasir ce dialogue où le corps actuel devient l'interprète posthume des visions sculptées. Que ma photographie agisse comme membrane poreuse entre ces temporalités. Face aux sculptures de Rodin, Marie-Agnès Gillot ne danse pas avec les œuvres mais depuis elles, extrayant leur énergie latente pour la redéployer dans l'espace de l'image. Le dispositif crée ainsi une boucle temporelle où le mouvement sculpté du début du XXe siècle traverse le corps contemporain pour s'inscrire dans l'immobilité photographique du XXIe.
Je veux proposer une réflexion sur la transmission corporelle de la mémoire artistique. Comment la photographie, dans sa capacité à suspendre le temps, devient-elle l'espace privilégié de cette rencontre impossible ? Comme une conversation trans-historique.
L'intégration de cette série dans les collections du Musée Rodin permet la reconnaissance d'une même interrogation sur la présence, l'absence et la survivance du geste.
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