About project

Cette série est née d’une liberté, et ces images ont précédé la pensée. Voir jusqu'où une identité peut se déplacer sans disparaître. Depuis plusieurs années, je photographie le corps sans chercher à en faire le portrait. Ce qui de l’identité tient dans le mouvement plutôt que dans la forme.

Avec ces images, je n'ai pas cherché à photographier la danse. Et Marie-Agnès Gillot ne prend pas la pose. Elle répond. À la matière. À la mémoire de la chair que la sculpture de Bourdelle vient révéler. Marie-Agnès résiste aux œuvres, les prolonge parfois, les contredit.

Tous les deux, nous avons voulu reprendre la question, là où nous l'avions laissée auprès de Rodin. Puis la déplacer, la confronter à un autre geste, une autre énergie, puis voir ce qu'elle devient.

Ce que cette série retient, de Rodin à Bourdelle et jusqu'à Marie-Agnès Gillot, n’est peut-être jamais le mouvement lui-même, mais la trace de son passage. La mémoire d'un corps dont le moindre mouvement n'existe que dans sa disparition.

L'intégration de cette série dans les collections du Musée Bourdelle permet la reconnaissance d'une même interrogation sur la présence, l'absence et la survivance du geste.

Credits

Details : Collection du Musée Bourdelle 2025

Year : 2024

Cette série est née d’une liberté, et ces images ont précédé la pensée. Voir jusqu'où une identité peut se déplacer sans disparaître. Depuis plusieurs années, je photographie le corps sans chercher à en faire le portrait. Ce qui de l’identité tient dans le mouvement plutôt que dans la forme.

Avec ces images, je n'ai pas cherché à photographier la danse. Et Marie-Agnès Gillot ne prend pas la pose. Elle répond. À la matière. À la mémoire de la chair que la sculpture de Bourdelle vient révéler. Marie-Agnès résiste aux œuvres, les prolonge parfois, les contredit.

Tous les deux, nous avons voulu reprendre la question, là où nous l'avions laissée auprès de Rodin. Puis la déplacer, la confronter à un autre geste, une autre énergie, puis voir ce qu'elle devient.

Ce que cette série retient, de Rodin à Bourdelle et jusqu'à Marie-Agnès Gillot, n’est peut-être jamais le mouvement lui-même, mais la trace de son passage. La mémoire d'un corps dont le moindre mouvement n'existe que dans sa disparition.

L'intégration de cette série dans les collections du Musée Bourdelle permet la reconnaissance d'une même interrogation sur la présence, l'absence et la survivance du geste.

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